Gas Electric Tank

Heureusement, les Anglais, avec 45 Mark V, et les Français, avec 150 Renault FT, viennent en aide à Patton. Toutefois, les limitations d'engagement demandées par les premiers et le faible nombre d'engin ne permettent pas d'équiper les 5 bataillons lourds et les 20 légers initialement prévus. Pershing prêche alors pour l'industrialisation d'un véhicule blindé national. Il est vrai qu'une bonne partie des réalisations européennes ont repris, en le modifiant, le train de roulement du tracteur chenillé Holt, produit par une firme américaine.

Après quelques tâtonnements, Holt met au point le Gas-Electric Tank fonctionnant grâce à une mécanique essence General Electric de 90 chevaux qui entraine une génératrice alimentant 2 moteurs électriques. Un système qui s'inspire de celui du char Saint-Chamond. De forme rectangulaire, avec un train de chenilles reprenant celui des Schneider français, il est armé d'un obusier de 75mm et de 2 mitrailleuses de 7,62mm, une de chaque côté de la casemate à la manière des Mark IV anglais. En jouant avec les moteurs électriques, le pilote peut réduire la vitesse des chenilles et ainsi diriger assez facilement son engin. Néanmoins, avec ces 25 tonnes, le Gas-Electric Tank, premier char construit aux Etats-Unis, est jugé trop peu mobile, et le projet est abandonné à la fin de l'année 1918.

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Première tentative industrielle américaine, le Gas Electric Tank ne convainc pas à cause d'une mobilité jugée trop faible

La même année, la firme Pioneer Tractor Company met au point le Skeleton Tank, qui reprend la forme générale des Mark britanniques. Sa caractéristique principale est l'absence de blindage, hormis une cabine située entre les deux chemins de roulement. La caisse fermée est remplacée par une armature métallique constituée de tubes en acier, facile à monter puis à réparer. Ses 9 tonnes sont propulsées par un moteur Beaver de 50 chevaux qui permet d'atteindre une vitesse de 11 km/h.

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Le skeleton ne pesant que 9 tonnes tient plus d'une fantaisie d'ingénieurs que d'un projet utilisable au combat

Là encore, cette proposition, plutôt fantaisiste, ne séduit pas les militaires américains.


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